Dossier : Démocratiser la mesure : les indicateurs participatifs

Compter l’eau ou conter l’eau ? De l’utilisation participative des indicateurs

par Sandrine Petit  Du même auteur

      Marie-Hélène Vergote  Du même auteur

Resumé

Nous analysons trois situations où indicateurs et participation sont mêlés pour gérer l’eau dans une perspective future, à l’échelle de bassins versants situés en Bourgogne (France). Quand l’indicateur sert à délibérer en vue d’une décision, il perd de ses qualités cognitives et le débat est biaisé par des asymétries entre les participants. Quand il s’agit d’interpréter des situations à venir, les collectifs s’émancipent d’une mise en chiffre par une mise en mots et l’absence de jugement externe ouvre le débat. Nous concluons sur des dispositifs participatifs plus ambitieux où les indicateurs demeurent des supports de réflexion sans devenir une finalité.

Plan de l’article
  • Cadre méthodologique et terrain d’étude
    • Les indicateurs outillent la gestion de l’eau
    • L’injonction participative
  • Compter l’eau, la participation à l’épreuve des asymétries. Les réunions de la Commission ressource en eau (cas 1)
    • Prendre appui sur les indicateurs pour délibérer et emporter un accord
    • Quand les indicateurs confisquent le débat
  • L’indicateur, entre une visée scientifique et des usages gestionnaires. Réunion sur les indicateurs d’étiage (cas 2)
    • L’indicateur, truchement de messages de sensibilisation
    • La réunion « échappe »
  • Conter le futur des territoires de l’eau en s’émancipant des indicateurs. Les ateliers du climat (cas 3)
    • Du compte au conte
    • L’interprétation des situations futures
  • Conclusion : compter et conter l’eau dans un cadre participatif pour envisager le futur