Le vert est dans le fruit : affinités électives et voisinages éthiques entre catholicisme et écologie

Par Julie Blanc
Français

En interrogeant la place du catholicisme dans les trajectoires ­­d’individus engagés pour ­­l’environnement, cet article défend ­­l’existence ­­d’affinités électives entre socialisation catholique et certaines formes ­­d’engagement écologiste. Elles reposent sur des transferts de dispositions et une continuité des postures éthiques entre les deux univers, le militantisme écologiste permettant aux catholiques de préserver en partie un rapport moral au monde acquis lors de leur socialisation primaire. Ce faisant, ­­l’article ­­s’intéresse à la façon dont des transferts dispositionnels façonnent des formes de participation politique spécifiques, modelant un espace militant marqué, entre autres, par le caractère « existentiel » des engagements et une distance à ­­l’usage politique de la violence. Les circulations entre ces modalités ­­d’engagement religieuses et militantes ­­s’ancrent aussi de manière très concrète dans ­­l’histoire qui lie christianisme et écologie. ­­L’existence de zones de passage entre ces deux univers sociaux, telle que la communauté de Taizé, indique des relations de long terme dans lesquelles ­­s’insère le temps biographique. Ils parlent en faveur ­­d’une histoire systématique (qui reste à écrire) de la place du christianisme dans la genèse et la structuration des luttes écologistes.

  • ­­Mots-­­clésSocialisation
  • Militantisme écologiste
  • Catholicisme
  • Affinités électives
  • Éthique
  • Répertoire ­­d’action
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