Invention d’une geste militante : virtuoses de l’écologie et religion
Les écologistes français ont créé un label militant constitué de pratiques et de représentations d’engagement qui les définit et les singularise. Il s’agit d’analyser les réinterprétations, l’importance des collectifs, de l’hexis militante proche d’une exemplarité. À travers cette étude, les questions classiques de la sociologie de l’engagement et de la participation sont explorées, à savoir ce continuum identitaire ou les réinterprétations de soi et des collectifs auxquels adhèrent les individus. La question de la socialisation religieuse, qui inclut un volet de croyances et de pratiques, construit une dichotomie entre les valeurs positives et négatives (goût–dégoût–sens de l’injustice) constituant une piste importante de compréhension du mouvement écologiste contemporain, en l’occurrence, en termes de répertoire d’action. Loin d’être uniquement stratégique, le choix de celui-ci implique une dimension identitaire, de « reconnaissance sociale de leurs luttes » dans l’espace public.
Cette étude permet de revisiter la question des origines d’un mouvement social porté par une génération militante qui a stabilisé une identité qui fait que les pratiques et les représentations contemporaines du mouvement, y compris dans un contexte sécularisé, continuent à produire des effets de socialisation à un rapport à un universel ou un don de soi sur de nouvelles générations militantes.
- Mots-clésReligion
- Écologie
- Dispositions militantes
- Répertoire d’action
- Identité militante