La diffusion globale du budget participatif : le rôle des « ambassadeurs » de la participation et des institutions internationales

Dossier : Un tournant participatif mondial ?
Par Osmany Porto de Oliveira
Français

L’expérience de participation sociale à Porto Alegre – le budget participatif (BP) – créée sous le gouvernement progressiste du Parti des Travailleurs, en 1989, est de nos jours l’une des pratiques les plus répandues au monde. Ce dispositif est présent dans environ 2 800 municipalités selon le dernier recensement. Or, dans la littérature produite sur le BP, les modalités de cette diffusion globale restent imparfaitement éclairées. Comment le BP est-il passé d’une expérience locale à un objet de diffusion massive et d’appropriations multiples ? Quel a été le rôle des acteurs internationaux ? Dans quelle mesure le projet initial du BP à Porto Alegre a-t-il été transformé dans le processus de circulation internationale ? Cet article a pour objectif de répondre à ces questions. À la croisée de l’analyse des politiques publiques et des études des relations internationales, l’argument soutenu dans cet article défend, d’une part, que l’action d’un ensemble d’individus, appelés « ambassadeurs de la participation », a été une condition nécessaire pour introduire le BP dans l’agenda international. D’autre part, des institutions internationales, comme le Forum social mondial, l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale ont été fondamentales pour amplifier cette diffusion à l’échelle globale. Cet article est basé sur des matériaux recueillis à partir d’une enquête de terrain transnationale multisituée réalisée dans neuf pays.

Mots-clés

  • budget participatif
  • diffusion de politiques publiques
  • organisations internationales
  • politiques urbaines
  • ethnographie politique
  • Amérique latine
Voir l'article sur Cairn.info